Depuis deux ans, les éditeurs d’agents vocaux par intelligence artificielle ciblent les restaurants. La promesse : une voix qui décroche à chaque appel, jour et nuit, pour un abonnement mensuel. Face à eux, la solution plus ancienne : une personne qui décroche à votre place.
Les deux répondent au même problème, les appels manqués. Ils ne le règlent pas de la même façon. Voici ce qu’il faut savoir avant de choisir.
Ce que fait bien un standard IA
- Il est toujours disponible. Il peut prendre plusieurs appels en même temps, y compris après la fermeture.
- Il est efficace sur les questions simples. Horaires, adresse, « vous livrez à tel endroit ? » : ce sont des réponses courtes et prévisibles.
- Il gère bien les réservations. Une date, une heure, un nombre de couverts : c’est le cas d’usage pour lequel la plupart de ces outils ont été conçus.
Aux États-Unis, ces services coûtent en général entre 250 et 500 dollars par mois et par établissement, selon les comparatifs publiés. Les tarifs sont rarement affichés publiquement.
Là où une commande de fast-food se complique
Une commande de snack ressemble rarement à « une margherita, merci ». Elle ressemble plutôt à ceci :
« Alors deux tacos, un L poulet sauce algérienne gratiné, un M viande hachée sans oignons sauce à part. Et une pizza pour le petit, la même que la dernière fois mais sans champignons. Ah, et vous avez encore le menu étudiant ? »
Pour bien prendre cette commande, il faut comprendre un client pressé, souvent dans la rue ou en voiture, parfois avec un accent ou des enfants qui parlent derrière. Il faut gérer les modifications, les « la même que la dernière fois », les changements d’avis en cours de phrase. Et il faut relire le tout avant de raccrocher.
Les meilleurs agents vocaux progressent vite. Mais chaque erreur a un coût immédiat : une commande refaite, un client mécontent, un avis négatif.
Le facteur que l’on oublie : la réaction du client
Certains clients raccrochent dès qu’ils reconnaissent une voix de synthèse. D’autres jouent le jeu mais s’agacent au premier malentendu. Ce comportement varie selon la clientèle : une clientèle âgée ou peu habituée aux assistants vocaux est plus sensible.
Une personne qui répond au nom de votre établissement, au contraire, ne change rien à l’expérience du client. Pour lui, c’est vous qui avez décroché.
Tableau comparatif
| Critère | Standard IA | Opérateur humain |
|---|---|---|
| Disponibilité | Permanente, plusieurs appels simultanés | Sur les créneaux convenus |
| Questions simples | Très bon | Très bon |
| Commandes complexes avec options | Variable selon la configuration | Très bon, avec relecture au client |
| Bruit, accents, hésitations | Point faible | Point fort |
| Réaction du client | Certains raccrochent | Aucune différence perçue |
| Mise en route | Configuration du menu et des scénarios | Envoi de la carte et renvoi d’appel |
Comment choisir
Un standard IA peut suffire si la majorité de vos appels sont des questions pratiques, si votre carte est courte et si votre clientèle est à l’aise avec ces outils.
Un opérateur humain est plus adapté si l’essentiel de vos appels sont des commandes, si votre carte compte beaucoup d’options et de formules, et si chaque erreur de commande vous coûte un client.
Dans les deux cas, posez trois questions avant de signer :
- Que se passe-t-il quand l’outil ou l’opérateur ne comprend pas ?
- Comment la commande m’arrive-t-elle, et en combien de temps ?
- Puis-je tester sur mes vrais services avant de m’engager ?
Chez Call2Eat, nous avons fait le choix de l’humain, pour un budget comparable à un standard IA. Le plus simple pour juger reste de tester : l’essai est gratuit pendant 7 jours.
Fourchettes de prix des agents vocaux IA : « Agent vocal IA pour restaurants », techsy.io (marché américain, tarifs estimés).